Kindia : Hadja M’Balou FOFANA, cheffe d’entreprise agricole se confie à Agronews Guinée

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Juriste de formation, membre fondatrice de la Jeune Chambre Internationale (JCI) en 1973, Hadja M’Balou FOFANA est arrivée dans le monde agricole par un improbable concours de circonstances. Aujourd’hui pétrie d’expérience et à la tête de l’entreprise « FABIK », elle est une femme accomplie et indépendante comme elle le revendique à juste titre. Elle a accepté de se raconter à votre plateforme d’information agricole, Agronews Guinée pour conseiller et orienter la nouvelle génération d’agripreneurs.

Ses débuts et son parcours…

Quand je suis sorti de l’école, j’ai travaillé comme administratrice jusqu’en 2000 et c’est en ce moment que je me suis reconverti dans l’agriculture. Au départ, ce n’était pas ma volonté mais pour soutenir mon mari qui était à la retraite, je devais accepter de quitter Conakry pour venir à Kindia. Alors quand on est arrivé à Kindia nous avons fondé cette entreprise qu’on appelle « FABIK ».

Pour commencer nos activités, nous avons racheté une plantation de 72 hectares qui était une exploitation coloniale. Après obtention du domaine, nous y avons planté des palmiers à huile partout dans l’objectif de sécuriser l’exploitation agricole parce qu’on avait du mal à expulser les paysans de ces terres pour développer notre projet.

En 2002, nous avons commencé à planter la banane, mais au fil du temps, nous nous sommes tournés vers la culture de l’ananas parce que la variété de banane qu’on faisait ne résistait pas aux maladies telles que la cercosporiose.

Alors vu qu’on commençait à avoir des difficultés dans l’entretien de nos plants, en ce moment je me suis rapprochée du centre de recherche agronomique de Foulaya pour apprendre parce que quand on est entrepreneur on doit avoir des connaissances dans le secteur d’activité qu’on exerce afin de développer notre vision.

Au-delà de la production agricole, FABIK forme aussi des jeunes dans la gestion d’exploitations agricoles et dans les itinéraires techniques agricoles. Il y a au moins 300 jeunes qui ont bénéficié de nos différentes formations qui aujourd’hui font notre fierté dans d’autres plantations.

Son quotidien….

Je dirai que j’ai du temps pour tout le monde parce que je suis une femme accomplie et indépendante. Je démarre tôt dès que je finis ma prière à l’aube. J’ai mon mari et mes enfants à la maison avec lesquels je déjeune toujours avant de sortir le matin et ça quelque soit l’urgence.

Quand je suis à Kindia, mon premier lieu de travail, c’est dans ma plantation ensuite je passe une partie de mes journées au siège de la Fédération des planteurs puisque je suis trésorière de cette organisation. Alors, je passe tout mon temps dans les activités agricoles parce que maintenant même les week-ends, je fais des consultations pour des personnes qui veulent se lancer ou qui ont déjà entrepris dans l’agriculture mais qui ont besoin de conseils.

Propos recueillis par  Mamadou Bella Doumbouya  Correspondant d’agronews Guinée à Kindia

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À propos de Fabik

La ferme FABIK, c’est une superficie de 72 hectares. 50 sont réservés à la production agricole dont 30 pour le palmier à huile, 8 pour le riz de bas-fond ainsi que de l’anacardier, de la banane et l’ananas. On y fait aussi pousser des produits maraichers, des tubercules, etc..

FABIK, c’est également 4 bâtiments d’élevage. 6 000 poules pondeuses, des canards, des lapins ainsi que du bétail.

Avec une capacité de 24 apprenants, la ferme est présente dans la formation. Chaque année, des étudiants des écoles nationales d’agriculture et d’élevage du pays viennent en stage pratique à la FABIK. Son leadership lui vaut un partenariat privilégié avec l’IRAG (l’Institut de Recherche Agronomique de Foulayah).

FABIK est aussi à l’initiative de la création d’une banque rurale qui compte plus de 200 adhérents. Partenaire de MERCY SHIP et membre du SLOW FOOD, elle est bénéficiaire de nombreux projets tels que le projet tripartite Guinée – Afrique du sud – Vietnam pour la production maraichère, le programme PUAPA de la Banque Mondiale, le PISA, etc. . .

 

 

 

 

 

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