Elhadj Mamadou Tchangui Diallo « j’invite à plus d’intelligence et de diligence dans les réformes menées dans le secteur de la Pêche »

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Elhadj Mamadou Tchangui Diallo, PDG de TCHANGUI PECHE

Combattue de toutes parts par certains adversaires tapis dans l’ombre, la société privée TCHANGUI PECHE, aux couleurs nationales, pionnières de la pêche industrielle en Guinée avec des bateaux battant pavillons Guinéens résiste tant bien que mal, mais avec patriotisme, et fait, malgré tout, la fierté du tricolore dans d’autres cieux.

Malgré le battage médiatique qui a entouré la sortie de la Guinée de la Blacklist de l’Union Européenne des pays tiers non-coopérants en matière de pêche INN en  octobre 2016, le pays peine à faire respecter certaines normes en matière de pêche durable.

Certains opérateurs ont l’impression que les réformes sont dirigées contre des entités privées en lieu et place des étrangers qui sont en train de mettre en péril l’équilibre et la biodiversité Marine Guinéenne. Tandis que des permis sont octroyés à tour de bras à des étrangers, ou à des opérateurs nationaux sans aucune expérience, tandis que certains opérateurs nationaux se voient retirer leurs permis sans motif valable. C’est le cas de TCHANGUI PECHE.

Le constat est alarmant : les asiatiques, notamment les bateaux de pêche chinois et coréens ont fait main basse sur les ressources halieutiques du pays et s’autorisent certaines pratiques de pêches contraires aux normes internationales qui ont valu en 2013 à la Guinée d’être inscrite sur la Blacklist de l’UE (la récente visite dans les eaux Guinéennes de l’ONG Greenpeace International en témoigne).

Préoccupé par cette situation, mais serein dans sa logique, le PDG de TCHANGUI PECHE « vous savez ces mesures et ces restructurations globales ont été généralisées par endroits. À mon avis, il faut adapter certaines mesures au contexte tout en maintenant l’esprit des reformes menées et ne peut pas perdre de vu notre objectif, pour ne pas qu’il y ait un décalage entre l’intention et les réalités du terrain » relativise El hadj Tchangui.

Sa société qui s’est vu retirer plusieurs permis sur des bateaux de pêche qu’il a lui-même fait venir se retrouve aujourd’hui avec moins d’une dizaine de bateaux, dans un segment industriel où la concurrence est rude, alors qu’en moyenne TCHANGUI PECHE détenait 30-40 bateaux avec un personnel de 200-250 personnes.

Face à cette situation, Elhadj Tchangui invite à plus d’intelligence et de diligence dans les réformes menées afin qu’elles aboutissent au but escompté sans porter préjudices aux acquis de plusieurs décennies de labeur.

Analyse de  Mamoudou Traoré pour AGRONEWS GUINEE

Tel : 664 47 70 35

 

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