Ruée vers l’agro-business : Alia Soumah, un exemple de réussite

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Alia soumah dans sa plantation d'ananas à Honèya Binton (Friguiagbé)

Alia soumah, planteur d’ananas à Honèya Binton dans Friguiagbé (Kindia), est le PDG de l’entreprise agricole ALI KATALA et membre de la Fédération des Planteurs de la Filière Fruit de la Basse Guinée (FEPAF-BG), marié à deux femmes et père de 8 enfants, c’est un mari et père de famille épanoui grâce à ses activités agricoles. agronewsguinee.com vous invite à découvrir sa succes stories…

« Depuis 2004, je suis dans la culture de l’ananas et aujourd’hui j’ai 3 hectares que j’exploite.  A la récolte de ces 3 hectares, normalement je devrais pouvoir faire 7 hectares mais actuellement ma grosse préoccupation, c’est comment obtenir cette terre pour continuer mon projet » s’interroge Alia Soumah à l’entame de notre entretien.

Ses  débuts

« Avant 2004, j’exerçais dans la maçonnerie, je travaillais à kondoya chez Sylla « patronat » qui, à l’époque m’a donné le contrat de construction de sa  résidence sur son exploitation agricole. C’est après ce contrat que j’ai pu épargner un peu d’argent pour  me lancer dans l’agriculture »

Le succès

« Aujourd’hui, je suis satisfait de cette activité puisque depuis le début de cette année, j’ai pu vendre 13 tonnes d’ananas dont 5 tonnes en France et le reste sur le marché local ce qui représente 52 millions de francs guinéens en revenu ; donc à partir de ça j’arrive à subvenir à mes besoins et à celle de ma famille ».

« Grâce à un partenariat tripartite entre la FEPAF-BG, la Banque Islamique de Guinée et le Bureau d’Exécution Stratégique (BES) j’ai pu obtenir à crédit une motopompe avec tous ses accessoires d’une valeur de 160 millions de francs guinéens remboursables sur 3 ans ».


motopompe d’irrigation

« Actuellement, je m’approvisionnement en engrais avec la chambre régionale de l’agriculture à travers la collaboration de la FEPAF-BG.

Les difficultés…

« Les obstacles dans ce travail ici à Friguiagbé, c’est le manque de main d’œuvre et même quand vous la trouvez, elle coute très cher, par exemple pour 8 heures, on paye au minimum 40 à 50.000 francs guinéens par ouvrier donc vous imaginez un peu les dépenses que la production peut engendrer comme cout ».

« Alors, profitant de votre micro, je lance un appel aux autorités en charge de l’agriculture et tous les partenaires techniques et financiers de la Guinée de nous venir en aide pour qu’on puisse améliorer la production de l’ananas en quantité et en qualité ».

Entretien réalisé par Mamadou Bella DOUMBOUYA

E-mail : bella22gn@gmail.com

Tel : 623 52 19 22

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