SADEN Kindia : tenue d’un atelier sur la relance de la filière ananas

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Placé sous le thème « l’entreprenariat comme accélérateur des chaines de valeur agroalimentaire », le rendez-vous annuel du SADEN est à Kindia dans le cadre des SADEN régionaux. L’occasion a été mise à profit par le comité d’organisation du SADEN et l’ONUDI pour organiser un atelier technique préparatoire sur la relance de la filière ananas ce vendredi 31 janvier 2020 à l’ENI de Kindia à la veille de l’ouverture du SADEN régional.

Financé par l’Union Européenne, le projet de Relance de la Filière Ananas de Guinée (REFILA), contribue à améliorer la performance de la filière ananas à travers le renforcement des capacités de tous les acteurs directs et indirects des chaines de valeur dans les deux bassins de production de Kindia et Forécariah (Maférinyah).

Cet atelier a permis aux différents acteurs et intervenants dans la filière ananas notamment, l’ONUDI et UE (projet REFILA) ; Enabel (projet Entreprenariat), et les projets déjà réalisés ou en cours,  de discuter des choix stratégiques d’intervention et de collaboration au compte des principales initiatives de la relance de la filière ananas. La mutualisation et la synergie des efforts ont été des éléments prioritaires de la concertation.

Le Président de la Fédération des Planteurs Fruitiers de la basse-Guinée (FEPAF-BG) organisation majeure dans la filière, a laissé entendre que depuis 2017, avec l’appui du gouvernement et des partenaires techniques et financiers, son organisation a démarré un programme de relance de cette filière avec des objectifs clairs : mettre en valeur et atteindre 800 ha de plantation avec un rendement moyen de 50 tonnes par ha en 2020 et à l’horizon 2025. Produire 200.000 tonnes d’ananas frais pour 50.000 tonnes destinées à l’exploitation.

« Les produits transformés sont une préoccupation majeure pour augmenter les plus-values ainsi que la création d’emplois surtout en direction des jeunes et des femmes. Le développement de la production  de l’ananas, sa transformation et sa commercialisation sont des moyens de contribuer à la lutte contre la pauvreté en milieu rural et un facteur important de la sécurité alimentaire en Guinée » a fait remarquer Moussa Camara.

Pour les défis à relever afin de parvenir à ces objectifs, il faudrait « augmenter les superficies, il faut plus de terres aménagées, Il faut avoir des rejets, pour multiplier le nombre de plants. Nous avons besoin d’améliorer le rendement. Pour ce faire, il faut la formation certes, mais on a également besoin des intrants. C’est-à-dire, l’engrais et les produits phytosanitaires à utiliser. S’ajoute aussi la protection de nos produits » a plaidoyé le président de la FEPAF-BG.

Mamadou Bella Doumbouya  pour AGRONEWS GUINEE

Tel : 623 52 19 22

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