Kindia/impact Covid-19 : « Plus de 120 tonnes de fruits perdus cette année » annonce le président des planteurs d’ananas.

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Le secteur agricole à l’image de beaucoup d’autres a été négativement impacté par la Covid-19. Des pertes énormes sont enregistrées par les planteurs d’ananas de Kindia. Ces pertes sont évaluées à plusieurs millions de Francs guinéens. Une situation loin de plaire à la fédération des planteurs de Kindia. Interrogé ce mardi 11 août 2020, Moussa Camara, président de la fédération des planteurs de Kindia est revenu sur les conséquences du covid-19 qui considérablement déséquilibré la Chaîne de production et de commercialisation

<< Les marchés les plus importants pour nous, qui ont l’habitude d’acheter beaucoup nos produits, c’est les marchés de la sous-région: le Sénégal, le Mali, la Sierra-Leone etc…c’est dans ces conditions  que nous avons perdu les 120 tonnes d’ananas au Sénégal. Les chauffeurs sont partis, à leur arrivée au Sénégal, l’État d’urgence a été décrétée et les frontières ont été fermées. Ils se sont donc vus bloqués là-bas et ne pouvaient ni y vendre, ni retourner en Guinée depuis le mois de mars, c’est seulement au mois de juillet qu’ils ont pu retourner ici. Donc les marchés où on pouvait vendre ici c’est surtout à Conakry. Mais avec les barrages installés sur le long de la route, les chauffeurs pouvait passer des jours sans être à destination. Par conséquent,  beaucoup de fruits pourrissaient en cours de route » explique Moussa CAMARA.

Il a dénoncé le fait que les transporteurs ont profité de cette situation pour augmenter les frais de  transport de manière démesurée « les véhicules de transport qu’on empruntait pour aller à Conakry et qui pouvaient prendre jusqu’à 2 tonnes étaient entre 800 et  900 000 GNF. Mais à cause de cette crise sanitaire, ce prix a doublé allant jusqu’à 2.000.000 GNF. Le prix des fruits quant à lui a baissé au même moment. Le kilo d’ananas qui était vendu à 4000fg est aujourd’hui vendu à  1500fg » regrette-t-il.

Informé de ces pertes enregistrées par les acteurs du secteur, l’ONG Enabel a prêté main-forte aux producteurs de Kindia en s’engageant à louer des véhicules à partir de Conakry pour transporter leur récolte dans la capitale Conakry. À en croire le président des planteurs de Kindia, dans la zone de production des deux bassins de la basse côte que sont Kindia et Maferenyah, 202 acteurs dont 11 femmes ont été répertoriés et recensés comme ayant subi de pleins fouets l’impact du covid-19.

Les pertes financières moyennes par planteur à Kindia sont estimées à plus de 24 millions de francs guinéens tandis qu’à Maferenyah,  les pertes par planteur s’élèvent à 4 millions de francs guinéens. Une différence que Moussa CAMARA explique par le fait que Maferenyah n’a pas subi de perte au premier mois de la crise sanitaire. 

« L’État avec ses partenaires doit aider les planteurs à avoir des unités de transformation et de conservation pour le bien de tous les planteurs de Kindia » a plaidé le président des planteurs fruitiers de Kindia.

De notre correspondant à Kindia Mamadou Samba Diallo  pour AGRONEWS GUINEE

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