Kindia : Zoom sur l’entreprise agricole GROUPE MALAL, créée par Samba Sory CAMARA, ingénieur agronome.

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Plusieurs jeunes de la région administrative de Kindia s’intéressent de plus en plus au secteur agricole. Malgré les difficultés rencontrées sur le terrain, ils caressent le rêve de  s’auto-employer et d’employer d’autres jeunes. C’est le cas de samba Sory CAMARA résidant au quartier Sambaya dans la commune urbaine de Kindia. La trentaine, ce diplômé en agronomie en 2004 a lancé sa propre entreprise au sein de laquelle, il emploie 7 jeunes et 11 autres de façon indirecte.

Issu d’une famille d’agronomes, Samba Sory CAMARA n’a pas hésité à suivre les traces de ses parents. Dès après le bac, il décide de s’orienter à l’école d’agronomie de Mamou où il obtient son diplôme de contrôleur en technique d’agriculteur en 2004. Ensuite, cet amoureux de la terre poursuit sa formation à l’Institut supérieur de l’agronomie où il obtient son diplôme d’ingénieur agronome. Son envie d’apprendre va lui mener par la suite à l’Institut Supérieur de formation à distance de Kindia (ISFAD) où il obtient cette fois-ci le diplôme de cadre supérieur en développement communautaire. Il affinera sa formation à travers plusieurs stages effectués dans des ONG à Kindia.

Aujourd’hui, il a à son actif, la mise en valeur de six (6) hectares dans le district de kignaya dans la sous-préfecture de Friguiagbè dont Trois en ananas, et un (1) hectares en banane et deux (2) autres en maraîchers.  

Tout n’est pas rose chez l’agronome. La création et la gestion de son entreprise n’ont pas été aisées nous fait-il remarquer. « J’ai eu des difficultés d’adaptation au départ parce que la gestion comptable et du personnel n’ont pas été faciles pour moi. J’avais recruté au départ deux (2) équipes, on ne se comprenait pas… on n’avait pas la même vision. J’étais obligé de les remplacer. Et quand tu fais une production et tu n’arrives pas à avoir une rentabilité, tu ne peux pas réinvestir pour la prochaine activité.  Dans cette situation, si tu n’as pas des ressources financières en dehors de l’activité agricole en question, tu ne pourras pas travailler » témoigne Samba CAMARA. 

Il nous fait savoir que la non-maîtrise entre l’offre et la demande sur le marché et d’autres facteurs comme la crise sanitaire, les renvoie à une situation d’incertitude  « J’ai parfois la production qu’il faut mais je suis face au problème d’écoulement. C’est le cas avec cette crise sanitaire de coronavirus » souligne Samba CAMARA.

Malgré toutes ces  difficultés, ce jeune est loin de se décourager et se dit plutôt optimiste pour l’avenir. Samba CAMARA estime qu’il a beaucoup bénéficié des avantages dans son métier. « J’ai pu construire, me marier, acheter une voiture et des motos pour moi et mes travailleurs. Je pense que la meilleure façon de faire décoller économiquement la Guinée, c’est l’agriculture » nous fait savoir ce

Agronome ambitieux qui souhaite voir plus de jeunes s’investir dans le domaine agricole. 

De notre correspondant à Kindia,

Mamadou samba Diallo            pour AGRONEWS GUINEE

623 52 19 22

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